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Souper prévu

Épicerie

Faire une liste et une épicerie économique

Prix à l’unité, circulaires, achats en vrac, marques maison : les gestes qui font vraiment baisser la facture d’épicerie, sans compliquer les courses.

Sac d’épicerie réutilisable à moitié vidé sur un comptoir : pommes, oignons, fromage, pot de lentilles et sac de flocons d’avoine.

La facture d’épicerie se joue en bonne partie avant d’entrer au magasin. Une liste bien faite, quelques minutes passées sur les circulaires et l’habitude de lire le prix à l’unité changent davantage le total que n’importe quel coupon. Voici une façon de faire qui tient dans une routine de semaine.

Partir du plan de soupers

Une liste efficace découle d’un plan. Si vous savez déjà ce que vous allez manger lundi, mardi et mercredi, vous savez aussi ce qu’il faut acheter, et en quelle quantité. Si ce n’est pas encore le cas, le guide pour planifier ses soupers de la semaine donne une méthode en quelques étapes.

À partir du plan, on note :

  • les ingrédients de chaque souper, avec les quantités;
  • ce qu’il faut pour les dîners et les boîtes à lunch;
  • les collations et les déjeuners;
  • les produits de base qui baissent (lait, œufs, pain, huile, farine).

Avant de partir, on raye ce qui se trouve déjà au frigo, au congélateur ou au garde-manger. Ce simple contrôle évite le troisième pot de moutarde ou le deuxième sac de carottes qui finira par ramollir.

Classer la liste par section

Une liste écrite dans l’ordre où les idées arrivent fait faire des allers-retours dans les allées. Regroupez plutôt les articles par section : fruits et légumes, boulangerie, produits laitiers, viandes et poissons, conserves et pâtes, surgelés. Vous circulez une seule fois, plus vite, et vous êtes moins exposé aux achats impulsifs des bouts d’allée.

Une application de liste partagée peut aider si plusieurs personnes font les courses. Une feuille sur le frigo marche aussi très bien : chacun y note ce qui manque au fil de la semaine.

Lire le prix à l’unité

C’est probablement le réflexe le plus payant. Sur l’étiquette de tablette, en plus du prix du produit, on trouve souvent un prix ramené à une même unité : pour 100 g, pour 100 mL, pour 1 kg ou à la pièce. C’est ce chiffre qui permet de comparer des formats différents.

Prenons un exemple fictif : un sac de 750 g de flocons d’avoine à 3,29 $ revient à environ 0,44 $ les 100 g. Un sac de 1,5 kg à 5,49 $ revient à environ 0,37 $ les 100 g. Le grand format est moins cher à l’unité, mais seulement si vous l’utilisez avant qu’il perde sa fraîcheur.

Légumes, carnet de liste d’épicerie et crayon sur un comptoir de cuisine éclairé par une fenêtre.
Une liste par section et quelques prix notés : de quoi comparer d’une semaine à l’autre.

Attention : le grand format n’est pas toujours gagnant. Il arrive qu’un format moyen en promotion soit meilleur marché à l’unité qu’un format familial au prix courant. D’où l’intérêt de regarder le chiffre plutôt que de se fier à l’impression.

Utiliser les circulaires sans se laisser mener

Les circulaires papier ou les applications des épiceries permettent de repérer les rabais de la semaine. Le bon usage consiste à les consulter pendant la planification : si le porc haché ou les poivrons sont en spécial, on les place dans un souper. Le mauvais usage, c’est d’acheter un produit parce qu’il est en rabais, sans savoir quand on va le manger.

Un rabais vaut la peine si :

  • l’aliment entre dans un repas prévu;
  • il se conserve, ou se congèle, jusqu’au moment de le cuisiner;
  • vous auriez de toute façon acheté ce type de produit.

Les aliments de base qui se gardent longtemps (pâtes, riz, conserves de tomates ou de légumineuses, beurre d’arachide) sont de bons candidats pour faire des réserves pendant un spécial.

Le vrac : utile, à certaines conditions

Les achats en vrac permettent de prendre exactement la quantité voulue. C’est intéressant pour une épice qu’on utilise rarement, pour essayer une nouvelle céréale ou pour des légumineuses sèches, souvent nettement moins chères que leur équivalent en conserve une fois cuites.

Bocaux de verre remplis de riz, de lentilles rouges, de flocons d’avoine, de pois chiches et de pâtes sur une tablette de garde-manger.
Des bocaux réutilisés pour le vrac : on voit d’un coup d’œil ce qu’il reste.

Le vrac n’est pas automatiquement moins cher : comparez là aussi le prix au kilo avec celui des produits emballés. Apportez vos propres contenants si le commerce l’accepte, pesez-les vides au besoin, et notez sur le couvercle le contenu et la date d’achat.

Marques maison, produits imparfaits et surgelés

Trois autres pistes reviennent souvent dans les conseils officiels pour manger selon son budget :

  1. Comparer les marques maison avec les marques connues. Le produit est souvent semblable, pour quelques dizaines de cents de moins.
  2. Regarder les fruits et légumes déclassés : un peu tachés, mal formés ou proches de leur meilleur avant, ils sont parfois vendus à rabais et conviennent parfaitement à une soupe, une compote ou un sauté.
  3. Ne pas négliger les surgelés. Les légumes et les fruits surgelés nature se gardent longtemps, se cuisinent sans préparation et évitent de jeter un brocoli oublié au fond du tiroir.

Garder une trace des prix

Pour une dizaine d’articles que vous achetez toutes les semaines, notez le prix habituel dans un coin de votre liste ou dans une note du téléphone. Au bout d’un mois, vous reconnaîtrez un vrai bon prix d’un faux rabais. C’est aussi un bon moyen de voir quelle épicerie de votre quartier convient le mieux à vos achats.

Au retour : ranger pour ne rien perdre

Une épicerie économique se termine dans la cuisine. Rangez les nouveaux achats derrière ceux qui restent, pour que les plus anciens soient utilisés d’abord. Lavez et coupez tout de suite une partie des légumes si cela vous aide à les manger. Et portionnez ce qui ira au congélateur. Pour lire les emballages au moment de comparer deux produits, le guide sur le tableau de la valeur nutritive explique où regarder.